Biosphera 2.0 est un projet entièrement Made in Italy, conçu par Aktivhaus et promu par le Politecnico di Torino et l’Université du Val d’Aoste, Vallée d’Aoste Structure et avec les instituts Zephir, Minergie et PEFC sous le patronage de la Région Vallée d’Aoste, de la Commune de Courmayeur et la participation de plusieurs entreprises nationales et internationales.

Il s’agit une maison active de 25 mètres carrés, de près de 13 mètres de long et de 3 mètres de large, comprenant tous les services nécessaires, tels que l’éclairage LED, la cuisine à induction, les appareils électroménagers, le chauffage et le refroidissement, divisés en zone de séjour, zone de couchage, salle de bain et centre technique.

Un mode de vie zéro énergie

Elle est complètement autonome sur le plan énergétique, même capable de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme et sans système de chauffage. En bref, bien que très petite, la maison est conçue selon un critère précis : l’homme et son bien-être sont au centre de tout.

Le projet est né d’un concours lancé par le groupe Woodlab du Politecnico di Torino et la start up Be-eco, auquel ont participé une centaine d’étudiants en architecture et en ingénierie de différentes universités italiennes. Le projet gagnant, présenté par six étudiants de l’école polytechnique de Turin DAD, a ensuite été pris comme concept de base pour donner vie au prototype.

Le premier exemplaire du prototype a été installé le 1er mars dernier à Courmayeur, mais il sera bientôt transporté dans d’autres villes du nord de l’Italie, notamment Aoste, Milan, Rimini, Turin et Lugano.

Le « tour » vise à tester le module de logement dans toutes les conditions météorologiques, allant de moins 17 degrés en hiver dans le Val d’Aoste, à 39 degrés qui peuvent être atteints en été sur la Riviera Adriatique.

Un vrai laboratoire scientifique 

En outre, les concepteurs ont également l’intention d’analyser la « réponse » du prototype dans les grands centres urbains exposés à des niveaux élevés de pollution atmosphérique, comme Turin et Milan.

En bref, plus qu’une maison, Biosphera 2.0 peut actuellement se qualifier de laboratoire scientifique.

Vingt personnes y vivront en rotation, afin d’évaluer si l’autonomie énergétique promise sera de nature à assurer efficacement le bien-être physique des hommes. Ainsi, plus de 20 paramètres seront collectés afin d’évaluer les conditions de vie du module.

Le modèle de logement est conçu pour assurer une température intérieure qui ne soit pas inférieure à 21 degrés en hiver et supérieure à 25 degrés en été. Si, toutefois, la température est trop froide, on a étudié un système qui suppose un échange d’énergie avec le corps humain : en pratique, on utilise un type particulier de vélo d’appartement qui, avec une heure d’entraînement, permet de produire une quantité d’énergie qui augmente la température d’environ deux degrés.

Pour une durabilité maximale !

La structure de Biosphera 2.0, similaire à celle d’un conteneur, est conçue selon les principes de durabilité maximale. Le module est construit selon les paramètres standards des protocoles PassivHaus et Minergie, considérés comme parmi les plus stricts au monde.

Le bois utilisé pour la construction est certifié selon les critères du PEFC, le programme pour l’exploitation durable des forêts. En particulier, en hiver, toute perte de chaleur est compensée par le rayonnement solaire passif.

Dans tous les cas, l’énergie nécessaire pour équilibrer le bilan thermique global est produite par l’utilisation de systèmes d’énergie renouvelable, tels que les systèmes photovoltaïques et les pompes à chaleur.  Jusqu’à présent, 250 000 euros ont été investis dans le projet. Si les résultats des tests effectués sont positifs, il sera possible d’envisager d’adopter les mêmes solutions de conception à grande échelle, afin de réduire la consommation d’électricité et l’utilisation de combustibles fossiles.