En 1964, les déchets en plastique étaient estimés à 15 millions de tonnes. Aujourd’hui, on en compte 310 millions selon les données publiées par le WWF Italie. Le plastique est un matériau utile, qui ne doit pas être diabolisé, mais dont nous devons apprendre à nous débarrasser correctement et à limiter sa consommation excessive et superflue.

Privilégier les sacs en toile pour le shopping

Habituons-nous à porter des sacs de toile le plus souvent possible. Légers et peu encombrants (s’ils sont bien pliés), neutres ou colorés, ils sont lavables et ont une longue durée de vie. On évite, surtout au supermarché, d’acheter des produits sur-emballés. Connaissez-vous le plateau recouvert d’un film contenant 3 bananes ou une poignée de persil ? Eh bien, nous préférons les produits en vrac qui, au supermarché, doivent être placés dans des sacs en plastique biodégradables et ensuite pesés.

Au marché, cependant, nous pouvons tranquillement demander au vendeur de « décanter » les fruits, les légumes, la viande et tout autre achat dans nos sacs de toile.

Vaisselle jetable : opter pour le compostable et le recyclable

Si nous devons vraiment utiliser des assiettes, des verres et des couverts jetables, nous recherchons ceux qui peuvent être compostés. Lors de leur élimination, ils réduisent considérablement les émissions de CO2, ils ne contiennent aucun dérivé du pétrole dans leur composition et, donnés dans l’organique, ils deviennent un engrais naturel.

En outre, pour remplacer les pailles en plastique, si nous ne pouvons vraiment pas nous en passer, nous pouvons acheter des pailles en bambou, qui ont déjà été utilisées une fois. Certaines entreprises les produisent aujourd’hui également en acier : ils sont lavables (avec la brosse spéciale) et impérissables.

Comment conserver les aliments ?

Pour la conservation des aliments, il existe également une « bonne pratique » à suivre. Au lieu de les recouvrir de plastique ou de papier d’aluminium, on peut utiliser des bocaux en verre, des saladiers ou des casseroles recouverts d’une assiette renversée, à conserver au réfrigérateur. C’était aussi une vieille habitude saine, remplacée plus tard par le plastique !

Idem pour les pinces à linge, qu’on peut recommencer à acheter en bois aujourd’hui. En plus de suspendre le linge, ils sont utiles pour fermer les sacs qui contiennent de la farine, du sucre, des pâtes et d’autres aliments.

Remplacer l’eau en bouteille par l’eau du robinet filtrée

Nous essayons de consommer ce qu’on appelle « l’eau du maire », l’eau qui jaillit du robinet de la cuisine. Si le goût n’est pas le meilleur, nous pouvons installer un appareil de filtrage, placé sous l’évier ou utiliser les carafes avec filtre, facilement disponibles et bon marché.

Il faut dire qu’il existe aujourd’hui de nombreuses municipalités qui mettent à la disposition des citoyens les petites maisons – distributeurs, véritables « sources » de la ville : il suffit d’une douzaine de bouteilles en verre pour se remplir d’eau gratuitement ou pour quelques centimes, disponibles lisses et pétillantes.

Pour ceux qui ont des besoins de santé particuliers concernant la composition de l’eau, il est important de souligner qu’aujourd’hui, de nombreuses entreprises embouteillent l’eau dans du verre ou des matériaux compostables.

La bouteille d’eau est le récipient personnel le plus approprié pour ceux qui ont la saine habitude de boire plusieurs fois dans la journée. Il est préférable d’opter pour des modèles en aluminium, avec un large col, qui permettent un lavage quotidien efficace à l’eau et au détergent normal pour la vaisselle, suivi d’un rinçage à l’eau et au bicarbonate de soude. Pour éviter les odeurs désagréables, il est bon de les sécher à l’air libre, à l’envers, pendant la nuit.

Détergents et éponges de nettoyage biodégradables

Divers fabricants de détergents se convertissent progressivement à l’utilisation de récipients biodégradables. En outre, de plus en plus de supermarchés et de magasins disposent de distributeurs de détergent « au robinet », à introduire dans nos vieux récipients que nous utiliserons encore et encore.

Une autre alternative au plastique est la concentration des détergents dans des capsules biodégradables. Ils ont la taille d’un doigt et se dissolvent dans l’eau tiède. Il suffit de les mettre dans nos vieilles bouteilles en plastique et de les secouer toutes ensemble pour obtenir un détergent… frais du jour ! Ils sont intéressants, car ils enlèvent beaucoup de poids et de volume à nos achats.

Bien sûr, nous pouvons recourir aux détergents et aux savons « à faire soi-même ». Il existe de nombreuses recettes sur le web pour un nettoyage écologique. En ce qui concerne les éponges, on trouve aujourd’hui dans les magasins bio des éponges de luffa, qui peuvent remplacer les éponges synthétiques.

Le luffa est une plante appartenant à la famille des cucurbitacées (comme les concombres, les courgettes, les citrouilles, les pastèques, les melons) dont les fruits sont comestibles et, s’ils sont séchés, ils deviennent une véritable éponge végétale, qui a pour caractéristiques d’avoir capté la fibre – la saleté – et d’être 100% biodégradable (elle se ramasse à l’état humide). Il convient pour nettoyer non seulement la maison, mais aussi le corps.

Des éponges biodégradables pour nettoyer le corps

En plus des éponges de luffa, dont nous venons de parler, vous pouvez également utiliser pour le corps des sacs de rétine en sisal. Mais qu’est-ce que le sisal ? C’est une fibre naturelle et biodégradable, obtenue à partir de l’agave, qui est tissée et emballée dans de petits sacs, dans lesquels on stocke le savon. Utilisé pour la douche et le bain, le sachet a des propriétés exfoliantes délicates et peut également être utilisé pour savonner le visage, le préparant ainsi au rasage.

Un rasage éco-responsable !

Pensez au nombre de rasoirs jetables en plastique qui sont utilisés chaque jour dans le monde. C’est une quantité vertigineuse ! Nous pourrons alors les remplacer et recommencer à utiliser les anciens rasoirs métalliques avec des rasoirs interchangeables. Il en existe de nombreux types différents sur le marché aujourd’hui. Certains modèles ont même une poignée en bambou.

Brosse à dents et brosse à ongles

Une petite révolution est également en cours pour ces produits, notamment parce qu’il est inquiétant de penser que les brosses à dents en plastique mettent 1000 ans pour se décomposer. Pis encore : chaque habitant, au cours de sa vie, en consomme 300. Aujourd’hui, les brosses à dents en bambou sont fabriquées avec des poils de charbon de bois durs ou mous.